Haroun et la mer des histoires

Haroun et la mer des histoires / par Salman Rushdie ; traduit de l'anglais par Jean-Michel Desbuis. – UGE, 1997. – (10-18 ; 2402). – ISBN 2-264-01904-2

La « mer des histoires »... La mer, les bateaux... Les bateaux à voile. La page 49 qu'il s'agit d'exposer sera la voile d'un bateau. Le socle, la mer accueillant le contour de la coque.

 

La voile a pris la couleur « jaune-vert » du brouillard dont il question. Et puisque « cette brume soudaine puait véritablement la tristesse et la mélancolie », le lac (il s'agit d'un lac en réalité, non d'une mer) en est devenu gris.

 

Est-ce un effet du brouillard, en toute fin de page le trait d'union manque au dernier mot pour en marquer la césure. Coquille, assurément !

 

Au fait, n'est-il pas amusant de trouver deux autres fois dans la même page le même mot coupé en fin de ligne ?

 

aux gens de cette vallée. Ils adorent les his-

toires. (...)

les oreilles du peuple ignorant de vilaines his-

toires sur mon compte (...)

monsieur Rachid. Vous allez raconter des his

toires heureuses (...) (page 50)


 

Les trois petites encoches sur la droite de la page, en regard des trois lignes concernées, dessinent en creux trois traits d'union comme autant d'indices. Des traits d'union, par groupes de un, deux ou trois (2 visibles + 1 manquant = 3 traits d'union), dessinent les vagues du lac.

 

La page 50, visible au verso, atteste le mot « histoires ».  Ici, « un vent brûlant et violent balaya la surface du lac. La brume se dispersa mais le vent leur brûlait le visage et les eaux du lac se mirent à s'agiter violemment. » : sans plus de brume, la page a la couleur de l'eau redevenue bleue. Le vent s'amuse à la corner.

 

*

 

À la fin du premier paragraphe de la page 49, avez-vous remarqué cette italique ? « Qui a fait cette odeur ? Allez, avouez. » N'est-elle pas incongrue ? J'ai achoppé dessus.

 

Elle demeure dans une édition ultérieure (2004). Je décidai de n'en pas tenir compte pour la réalisation de l'œuvre.